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dans le désert de Dash-e Kavir (J 4)

10/01/2017 | | 0 commentaire |

dans le désert de Dash-e Kavir (J 4)

dans les dunes de Moghestan

Pas de grasse matinée ! Petit déjeuner à 6 h 30. Tandis que nous nous préparons à partir, arrive un troupeau de chameaux se dirigeant vers l’abreuvoir. Un homme les suit, à moto. Cinq plus jeunes, attendent un peu à distance le départ du troupeau pour se désaltérer à leur tour. Une récompense inattendue pour les photographes amateurs.
C’est donc avec un tout petit peu de retard sur l’horaire prévu que nous nous dirigeons vers l’oasis de Moghestan que nous traversons. Des constructions en pisé. Peu de mouvement. Nous croisons une femme âgée. Je ne peux résister à l’envie de la photographier. Plus loin, une seconde surveille quelques chèvres dans un enclos. Puis c’est un homme, bonnet de laine sur la tête, qui m’offre son bon sourire. Je suis à mon aise avec tous ces gens qui acceptent volontiers la photo.
A droite, une « piscine » aux parois bleues. Sur l’une d’elles, deux cygnes blancs sont peints. Le tout, ainsi que quelques palmiers se reflètent à la surface de l’eau. Un peu de pollution sur celle-ci, une ou deux plaques d’algues vertes. Aussitôt, à gauche un mur peint, à moins qu’il ne soit tagué. L’ensemble se montre agréable à l’œil.
J’admire la maîtrise des maçons réussissant parfaitement la réalisation des toits semi-circulaires. Au pignon de la construction, apparaissent les lignes de briques, formant des demi-cercles concentriques.
Pas de zone transitoire, nous passons brutalement de l’oasis au désert, du construit ou du cultivé à l’aridité, au rien en quelque sorte. Nous devons gagner la grande dune -une des plus hautes d’Iran - qui, d’ici, nous apparaît floue dans le lointain. Droit devant, et quelques heures de marche. Nous franchissons un mini col. Maintenant, le but ne disparaîtra plus de notre vue. C’est tout juste si nous n’avons pas l’impression qu’il s’éloigne alors que chacun de nos pas nous en rapproche. Par contre, aucune difficulté. C’est plat de chez plat !
Enfin son allure générale, ses formes se précisent. Nous voici au pied, à 1070 m d’altitude. En rester là serait en quelque sorte avoir parcouru des kilomètres pour rien. Marcher pour marcher. Malgré tout, Josiane, Muriel, Sylvie et Jacqueline renoncent à en faire l’ascension. Moein reste avec elles. Une pause avant de passer aux choses sérieuses. S’hydrater surtout !
Qui se lance à l’attaque ? Florence, bien entendu. Cela ne pouvait être qu’elle. Gentiment, je la surnomme la gazelle du désert. Hossein n’ayant pas l’air de réagir, je fais signe à Anne-Lise : « Et si on y allait, nous aussi ? » Aussitôt dit, aussitôt fait. Au départ, nous prenons la même direction que Florence mais, un peu plus haut, nous délaissons ses traces. Tandis qu’elle poursuit vers la gauche, nous obliquons légèrement à droite. Nous observons attentivement le relief et l’aspect de la couche sableuse afin d’emprunter, autant que faire se peut, les passages les moins fatigants. Nous évitons de trop descendre afin de ne pas avoir à remonter. Nous sommes assez d’accord quant à l’itinéraire à suivre, la crête sommitale se trouvant sur notre droite. Je repère un col et suggère de le rejoindre pour ensuite suivre la ligne de crête. Florence revient alors vers nous. Nous formons un semblant de cordée. Je peine sérieusement dans la montée jusqu’au col et doit effectuer de fréquents mais courts arrêts. Il me faut reprendre ma respiration. Le sable est d’une finesse extrême et mes pieds s’enfoncent sérieusement, ralentissant et rendant plus pénible ma progression.
Enfin, j’atteins, en troisième position, le col. Un paysage splendide s’offre à mes yeux, de l’autre côté. Une immense étendue, à perte de vue. Maintenant, nous suivons, presque à la queue leu leu, la ligne de crête, Anne-Lise en tête - jeunesse oblige.
Au début, l’inclinaison de la pente est sensiblement identique à droite et à gauche, mais, au fur et à mesure que nous nous rapprochons de l’arête sommitale, celle-ci s’accentue à droite. Soudain, Florence tend ses bras à l’horizontale et progresse tel un funambule sur son fil. Est-ce un jeu ? Non pas ! Je suis surpris d’apprendre qu’elle se sent attirée par le vide. Ne comprenant pas, je m’étonne : «  Pourtant, chaque fois qu’une dune se présente, tu pars à son assaut ! » «  En effet, je ressens comme un appel auquel je ne peux résister. »
Bientôt, nous apercevons nos amis, à droite, leur silhouette se détachant sur une arête. Hossein, parvenu au sommet, Elisabeth à quelques mètres et, un peu plus en arrière, une cordée de quatre : Maïté, Marie-Béatrice, Jean-Michel et François. Ils ont suivi une voie plus directe. Etait-elle plus difficile, plus fatigante ?
Jusque-là, j’essayais de marcher, les deux pieds du côté le moins pentu mais l’équilibre était difficile à maintenir. J’opte alors pour une nouvelle technique qui s’avère me convenir : progresser sur l’arête elle-même, un pied devant l’autre. J’en fais part à mes deux collègues mais je ne sais pas si cette méthode leur convient.
Et voilà, la jonction est faite. Nous venons de nous élever de 157 m. Un repos bien mérité, assis ou allongés dans la pente gauche. Pique-nique. Je commence à sentir un peu le frais.
Tout à une fin, il faut redescendre et ensuite regagner la palmeraie. La plupart d’entre nous effectue cette descente en courant.
Moein et la bande des quatre ont déjà pris le chemin du retour. Où sont-ils, minuscules fourmis, dans cette immensité ?
Nous nous déchaussons afin d’ôter le sable que nous avons embarqué dans la descente. Tout au fond, presque à l’horizon, la palmeraie abritant notre campement. Il nous faut parcourir sept kilomètres pour l’atteindre. Une marche sans difficulté sur un sol parfaitement plat où le pied n’enfonce pratiquement jamais. Mais une marche sans grand intérêt. Quelques îlots rocheux émergent vers la gauche.
Assez rapidement, je prends un peu d’avance et maintiens une allure régulière. Rien ne m’incite à musarder. Ayant ma montre GPS, je peux, de temps à autre, suivre ma progression sur son cadran. Je suis ravi quand je constate que j’ai déjà parcouru la moitié du trajet. Soudain, j’aperçois, sur la gauche et en avant par rapport à moi, Moein et sa troupe. Par moments, quelque chose brille à leur niveau. Je saurai, à l’arrivée que Moein m’avait lui aussi repéré et qu’il orientait sa montre vers le soleil afin de m’envoyer des signaux.
Quand j’atteins la palmeraie, ces dames se sont déchaussées et, assises au bord d’un bassin, y trempe leurs pieds. Ce bassin est une réserve d’eau pour irriguer la palmeraie. Nous ne tardons pas à les imiter. L’eau paraît froide au départ mais cela fait du bien. Aujourd’hui, nous avons parcouru 19,430 km.

 



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